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Mousse fraîche, ou mousse tiède,

attention la mousse caille !

dimanche 7 mai 2006, par Vintz

En Touraine, nous avons l’habitude au dessert de partager souvent un très vieux vin rouge, mais là il faut être pistonné ou être bien dans les papiers de l’ancêtre de la maison.
Un vieux millésime c’est quelquefois bien difficile de le marier avec des entremets ou des pâtisseries bien sucrées, trop doucereuses, mais il arrive qu’un très très vieux vin puisse se marier avec des desserts au chocolat.
Déjà les millésimes 1982, 1990, 1997 aux arômes de pruneaux font souvent des mariages heureux. Revenons â un Bourgueil de 1997 des " Galichets", marions-le avec des mousses aux fraises ou aux pruneaux de Tours (du moins ce qu’il en reste).
Pour les fraises, préparons une mousse bien fraîche, en faisant une purée avec ces fruits et un jus de citron, du sucre en plus ou moins grande
quantité suivant le mûrissement, battez plusieurs blancs d’œufs en neige, ajoutez de la chantilly, ou une crème fraîche assez fine, pitrouillez le tout et faites-en une terrine sur laquelle vous placerez quelques feuilles d’une bonne menthe, mettez au frais quelques heures.
Pour la mousse tiède, vous préparez les pruneaux de la même manière, purée, blancs d’œufs, sauf â la fin, après la pitrouille, vous mettez le tout dans un plat bien beurre et vous faite cuire un bon moment. Dans cette recette, les jaunes d’œufs sont au chômage, sauf pour dorer un broyé de Touraine ou du Lochois, compagnon idéal des deux mousses.

P.S. 1982, 1990, 1997 sont des millésimes aux arômes de pruneaux, ils sont à l’origine de belles épousailles.

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